Fiche technique
Nom original | Sherlock Holmes and a Study in Scarlet |
Origine | Australie |
Année de production | 1983 |
Production | Burbank Films Australia |
Durée | 47 minutes |
Auteur roman | Arthur Conan Doyle |
Production | Eddy Graham |
Scénarii | John King |
Story-boards | Jean Tych, Ian MacKenzie, Alex Nicholas |
Direction de la production | Roz Phillips |
Production délégué | Tom Stacey, George Stephenson |
Animation | Joanne Beresford, David Cook, Chris Dawson, Maurice Giacomini, Warwick Gilbert, Nicholas Harding, Vic Johnson, Wally Micati, Chris Minos, Astrid Nordheim, Maria Szemenyei, Rick Tinschert, Stella Wakil, Jim Wylie, Kaye Watts |
Chara-Design | Jean Tych |
Direction de l'animation | Dianne "Di" Rudder, Cynthia Leech |
Décors | Sheila Christofides, Paul Pattie |
Conception / Rech. Décors | Beverley McNamara |
Direction du layout | Alex Nicholas |
Layout | Yosh Barry, Andrea Bresciani, Neil Graham, Chris Green, Glen Lovett, Steve Papantoniou, David Skinner (décors) |
Montage | Peter Jennings, Peter Siegl, Caroline Neave |
Direction photographie | Gary Page, Tom Epperson |
Musiques | John Stuart |
Synopsis
Deux policiers font une ronde lorsqu’ils voient de la lumière dans une maison abandonnée. Là, ils découvrent un homme à terre, qui a visiblement été assassiné. Ce meurtre va permettre de sortir Sherlock Holmes de la torpeur d’où il se trouvait depuis plusieurs semaines. Ce sont les inspecteurs Gregson et Lestrade qui ont demandé l’aide du détective car ils ne parviennent pas à identifier la victime. Il faut dire qu’ils sont particulièrement peu perspicaces pour des inspecteurs de police, en particulier Gregson qui tire des conclusions hâtives et les partage à la presse sans vérifier ses hypothèses. Sherlock Holmes identifie le mot « Rache » découvert sur le mur à côté de la victime (un homme fortuné du nom d’Enoch Drebber) comme étant un mot allemand signifiant « vengeance » et suppute qu’un deuxième crime aura bientôt lieu.
L’inspecteur Gregson fait appeler Holmes une nouvelle fois après avoir arrêté un suspect, le lieutenant Arthur Charpentier, parce qu'il aurait voulu venger sa sœur qu’Enoch Drebber avait cherché à embrasser quelques heures avant sa mort. Holmes comprend immédiatement que Charpentier n’est pas le suspect, ce qui est confirmé quelques instants plus tard lorsque Lestrade leur apprend que Stangerson, le secrétaire particulier de Drebber, a été assassiné alors que Charpentier avait déjà été arrêté. A côté du corps de Stangerson, l’inscription « Rache » a encore été découverte sur un mur. Alors que les deux inspecteurs pataugent, Holmes a déjà trouvé qui est le coupable ainsi que son mobile !
Commentaires
Une Etude en Rouge est le tout premier roman d'Arthur Conan Doyle consacré aux aventures de Sherlock Holmes. Paru en 1887 dans le Beeton's Christmas Annual avant d'être publié en tome relié en 1888, le livre a eu beaucoup de mal à trouver un éditeur, Doyle a même dû renoncer à ses droits d’auteur pour se faire éditer. Une Etude en Rouge passa inaperçu en Angleterre mais heureusement Doyle fera de nouveau intervenir Holmes (et Watson) dans d’autres histoires qui auront, progressivement, beaucoup plus de succès. Il est intéressant de noter qu’au départ Holmes ne devait pas être accompagné de Watson et que son apparition, sous le nom d'Ormond Sacker, devait être assez anecdotique. C’est parce que Doyle l’a doté de qualités extraordinaires qu’il a finalement décidé de donner plus d’importance au personnage et de lui attribuer un compagnon servant essentiellement de faire-valoir.
Cette adaptation est, comme pour les autres aventures de Sherlock Holmes par les studios australiens de Burbank, très proche de l’original. En particulier, la longue scène de flashback qui constitue la seconde partie du roman a été conservée. En revanche, l’introduction dans laquelle on apprend comment Holmes et Watson se sont rencontrés n’a malheureusement pas été conservée. Il n’existe pas d’autre adaptation animée de ce roman, et il y a peu de versions live (c’est sûrement le roman de Holmes le moins adapté) : 2 films live anciens plus un court-métrage perdu et un épisode de la série anglaise "Sherlock Holmes" en 1968. Il existe d’autres adaptations mais qui s’inspirent du roman sans se montrer fidèle : un épisode de la série américaine "Sherlock Holmes" ("The Case of the Cunningham Heritage" en 1954), un épisode de "Sherlock" ("A Study in Pink") en 2010 et un épisode de "Elementary" ("A Study in Charlotte") en 2016.
Ce dessin animé fait apparaitre les marginaux de Baker Street (the Baker Street Irregulars en VO), un groupe de jeune orphelins qui servent d’indics à Sherlock Holmes et qui apparaissent aussi dans le roman Le Signe des Quatre (mais pas dans son adaptation animée) ainsi que la nouvelle Le Tordu (ou L'Estropié). Ces personnages sont devenus si populaires qu’ils ont eu droit à deux séries télévisées : Les Gamins de Baker Street (1983) et Sherlock Holmes and the Baker Street Irregulars (2007). Ils sont aussi apparus dans la série d'animation Sherlock Holmes au 22ème siècle mais dans un environnement futuriste.
Doublage
Voix françaises (Studio SOFI) :
Bernard Woringer | Sherlock Holmes |
Marc de Georgi | Dr Watson |
Patrice Keller | Inspecteur Gregson |
Michel Leroyer | Inspecteur Lestrade |
Georges Lycan | Enoch Drebber, Arthur Charpentier, policier qui garde le manoir |
Lionel Tua | Jefferson Hope |
Marie-Martine Bisson | Lucy Ferrier |
Paul Bisciglia | John Ferrier, journaliste, laitier |
Emmanuel Curtil | Wiggins |
Jacques Brunet | Policier 1, Joseph Stangerson |
Patrick Laval | Policier 2, guichetier 1 |
Jacques Torrens | Auxiliaire de police, le cocher, guichetier 2 |
Francette Vernillat | Ami de Wiggins, fils de l'hôtelier, jeune vendeur de journaux |
Lily Baron | Les vieilles dames |
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